Ayuk Tabé reçoit des soins, il va très bien – Tchiroma sur RFI voici les détails

Le gouvernement camerounais a enfin rompu son silence sur l’état des séparatistes déportés du Nigeria début janvier 2018.

Dans une interview accordée au service anglais de RFI, le ministre de l’Information, Issa Tchiroma Bakary, a déclaré que tous les détenus étaient en bonne santé et traités conformément à la loi.

Selon le ministre, des enquêtes sont en cours depuis trois pour déterminer les accusations à porter contre les séparatistes anglophones. Il a également souligné qu’ils jouissaient de tous les droits constitutionnels et seraient probablement jugés devant un tribunal militaire.

« Ils se portent tous très bien et sont en très bonne santé, ils jouissent tous des droits inscrits dans notre Constitution, la loi de République.

Cela signifie qu’en ce qui concerne la santé, ils recevront tous les soins de la part des médecins ou de tout spécialiste capable de résoudre le problème auquel ils sont confrontés. Je voudrais souligner que tout ce qui se passe actuellement se fait conformément à notre loi et à la procédure pénale » », a précisé le ministre Tchiroma.

Depuis leur arrestation, les partisans des séparatistes anglophones soutiennent que les nombreuses tentatives des avocats pour assister les leaders arrêtés sont restées vaines. En réponse, le ministre Tchiroma a indiqué que les procédures en cours au niveau de la justice camerounaise sont prévues par la loi du pays.

Pour le porte-parole du gouvernement, les détenus seraient les cerveaux derrière le « chaos » dans les régions anglophones du Cameroun.

« Ils sont très ingénieux, ils dirigent tout ce qui se passe dans le pays, les assassinats, les incendies des institutions publiques, etc. Vous ne pouvez pas imaginer le genre d’épreuves auxquelles ils soumettent notre population dans le Nord-ouest et le Sud-ouest », a déclaré Issa Tchiroma.

« La probabilité qu’ils soient jugés par les tribunaux est évidente, car comme je vous l’ai dit, de nombreuses personnes ont été tuées. Beaucoup de gens ont été massacrés … le système judiciaire va riposter », a-t-il ajouté.
Le groupe des leaders détenus comprend plus de 40 personnes, dont le chef sous gouvernement de l’état fictif d’Ambazonie Sisiku Ayuk Tabe.
Leur extradition avait été dénoncée par les Nations Unies qui accusent le Nigéria d’avoir violé le droit international.

Le 1er octobre 2017, les sécessionnistes ont déclaré l’indépendance de l’état fictif de l’Ambazonie dans les régions anglophones du Nord-ouest et du sud-ouest du Cameroun. Depuis lors, les violences dans ces régions ont causé plusieurs morts dans le rang des forces gouvernementales et des combattants séparatistes.

À la fin de la Première Guerre mondiale, la colonie allemande de Kamerun avait été découpée entre les vainqueurs alliés français et britanniques, jetant les bases d’une division linguistique qui persiste encore.

Les anglophones représentent moins d’un cinquième de la population camerounaise, concentrée dans l’ancien territoire britannique ont rejoint la République française du Cameroun l’année suivant son indépendance en 1960.

Depuis, la politique du pays est dominé par les francophones. La crise actuelle qui a attiré l’attention de la communauté internationale est devenue le plus grand défi du président Paul Biya, qui devrait se représenter à la prochaine élection présidentielle pour la fin de l’année 2018.

Source: camerounweb.com/africanews.com

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