L’Ambazonia Defense Force (ADF), un mouvement armé exigeant la sécession des régions anglophones du Cameroun réclame 100 millions f cfa pour libérer Ivo Leke Tambo, président du conseil d’administration du General Certificate of Education (GCE) Board.

Samedi, ce mouvement a posté sur les réseaux sociaux une vidéo revendiquant l’enlèvement de 35 personnes dans la localité de Fontem (Sud-Ouest). Quelques heures après, il a libéré les 34 personnes, mais détient Ivo Leke Tambo.

Nommé il y a à peine deux mois au GCE Board, M. Tambo avait été pris en otage dans un convoi transportant des étudiants de l’université de Dschang (Ouest) qui se rendaient à un meeting de remerciement au président Paul Biya pour la nomination de Paul Tasong Njukang, le 2 mars dernier, au poste de ministre délégué auprès du ministre de l’Économie, de la Planification et de l´Aménagement du territoire en charge de la Planification.

La mise en scène des enlèvements, avec demande de rançon, marque une nouvelle stratégie dans la bataille pour la partition du pays que mène ledit mouvement, qui lors de son dernier acte cité a présenté l’enseignant d’université déshabillé, assis à même le sol et juste avec un slip.

Que ce soit avec le sous-préfet de Batibo (Sud-Ouest), Marcel Namata Diteng ou le délégué régional des Affaires sociales pour le Nord-Ouest, Animbom Aaron Ankiambom, enlevés les 11 et 24 février 2018 respectivement, l’ADF n’avait imposé au gouvernement que des preuves de vie des 49 sécessionnistes extradés du Nigeria voisin en janvier dernier.

A ce jour, le gouvernement camerounais n’a pas donné suite à cette demande. Mais le chef de l’État, Paul Biya, qui s’exprimait jeudi dernier en Conseil des ministres, a déclaré que l’action déterminée des forces de défense et de sécurité avait permis de réduire drastiquement les exactions des groupes criminels qui sévissent en zone anglophone. Ainsi, a-t-il engagé l’exécutif à poursuivre les efforts «en vue notamment d’un retour à la normale des activités économiques et sociales».

En visite de travail dans le Nord-Ouest, le nouveau ministre de l’Administration territoriale, Paul Atanga Nji, lui-même fils du terroir, a dit être venu «transmettre un message de dialogue aux populations, tout en demandant à tous ceux qui sont encore en train de perpétrer des actes de terrorisme que le moment est venu de se reconvertir, car le désordre ne profite à personne».

Quelques jours avant, le même ministre avait informé qu’en 18 mois, 27 éléments des forces de défense et de sécurité avaient été assassinés par des sécessionnistes.

Source: camerounlink.com

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