Dans son édition du 29 mars 2018 le quotidien Le Jour fait savoir que les arrestations des recteurs et autres collaborateurs dans le cadre de l’Opération Epervier, sont le fruit d’une dénonciation anonyme révélant des «détournements massifs de deniers publics» au sein de l’Université de Douala.

Notre confrère rapporte qu’en 2014 le Conseil de discipline budgétaire et financière (CDBF) a étudié ce dossier en imputant à des responsables de l’Université des fautes de gestion, dans 19 affaires dans la période de 2007-2010. D’après le CDBF, du fait ces fautes de gestion, l’Université avait eu un préjudice de 2,851 milliards de FCFA.

Ledit préjudice provenait de paiements multiples, des primes indues, de la surfacturation, des prestations fictives, de l’attribution de marchés à des entités non agréées ou encore du non reversement des impôts et taxes à travers des retenues à la source.

Pour ce qui est du cas Dieudonné Oyono, Le Jour précise qu’il n’a jamais fait l’objet d’aucun rapport de la CDBF. Et il ne fait pas partie des personnes visées par la dénonciation ci-haut mentionnée. Ce dernier est incarcéré pour des actes de gestion de l’Université de Douala, alors qu’il était Recteur de 2012 à 2015, après Bruno Ebe Bekolo.

«Conseiller auprès du Secrétariat général du Comité central du RDPC, il est interpellé dans des circonstances particulières, le 21 mars dernier, alors qu’il s’apprête à prendre un taxi pour l’aéroport de Nsimalen, se rendant à Ngaoundéré où Jean Nkuete, le Secrétaire général du comité central du RDPC l’envoie dans le cadre des élections sénatoriales. Les officiers de Police judiciaire du Tribunal criminel spécial coupent son chemin, lui présentent un ordre de garde-à-vue et lui refusent d’effectuer la mission à Ngaoundéré», raconte Le Jour.

Des sources de notre confrère révèlent qu’il est reproché à Dieudonné Oyono le non reversement de la Tva pour 102 millions de FCFA pendant les Jeux universitaires de 2014 en coaction avec un régisseur de la caisse d’avance.

Source: cameroon-info.net

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