Lions indomptables du Cameroun: Alexandre Belinga prêt à jeter l’éponge, voici les raisons

Lors d’un entretien avec un journal camerounais, l’entraîneur par intérim de l’équipe fanion a critiqué la démarche de la fédération dans le processus de recrutement d’un nouvel entraîneur.

« C’était une fois de trop pour que j’assure l’intérim». C’est en ces termes que le sélectionneur par intérim évoque, entre autres, les raisons qui le démotivent à poursuivre avec les Lions indomptables. Après quelques années passées dans la tanière de l’équipe fanion Alexandre Belinga veut passer à autre chose. «C’est la deuxième fois que j’assume l’intérim. J’ai estimé que c’est la dernière fois. C’est une décision, je crois qu’à mon âge, avant de  prendre une telle décision, on la murit d’abord. Moi, j’estime que c’est une fois de trop. C’est pour cela que j’ai décidé  de ne pas déposer ma candidature pour ce poste (…). Je ne pense que je puisse faire partie de l’encadrement technique des Lions pour la Coupe d’Afrique des nations : Cameroun 2019 ».

D’après le technicien, cette décision fait suite à la divergence de vue entre certains dirigeants du football camerounais et lui. «Quand vous ne vous entendez plus avec des gens, lorsque vous ne voyez pas les choses de la même façon, ça ne vaut plus la peine de continuer. En fait, je vais vous expliquer. Je vais prendre un exemple simple, celui de la France, que nous connaissons tous. Si vous, en tant que journaliste sportif, dites aujourd’hui que Didier Deschamps a postulé pour entraîner l’équipe de France, ça signifie je ne suis pas le football international. Je pense sincèrement qu’une fédération doit avoir un projet. C’est la fédération qui a un projet, ce n’est pas un entraîneur qui vient avec un projet dans une fédération. A partir de son projet, la fédération voit le technicien qui a le profil pour porter le projet. C’est comme cela que les choses se font. Aujourd’hui les gens vous disent «appel à candidature», moi je suis contre cet appel à candidature. C’est pour cette raison que je n’ai pas postulé », explique-t-il.

«Vous allez voir, il y aura 170 candidatures. Est-ce que vous trouvez que c’est normal? C’est comme si vous êtes entraîneur de l’Union de Douala par exemple, après vous vous lancez dans des tests de sélection. Vous allez voir qu’il y a des joueurs qui vont sortir de partout, certains vont même aller emprunter des équipements quelque part et ils diront qu’ils viennent jouer à l’Union de Douala. Quand vous êtes Union de Douala, vous faites un recrutement ciblé. On cherche un entraîneur un point, un trait».

S’il met un terme à son aventure avec les Lions indomptables, le technicien se dit prêt à s’engager avec une équipe des championnats professionnels du Cameroun si un bon projet lui était confié. « Je ne suis pas un entraîneur de l’équipe nationale, mais entraîneur de football. Donc,  s’il y  a un club qui a un projet et me fait appel, je viendrais voir avec les dirigeants de ce club si je peux porter ce projet. Donc ne soyez pas surpris demain ou après-demain de me voir sur le banc de touche d’un club de l’Elite One», précise-t-il.

SOURCE: Journal du Cameroun

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